Les récits de Les Couloirs de l’Ombre vous entraînent dans des lieux où la mémoire ne protège plus : elle réclame.
Ils vous font traverser des seuils qui respirent encore, des salles qui se souviennent, des dettes que les vivants portent sans le savoir.
Vous y avancez dans une tension rituelle, parmi des pierres qui veillent, des ombres qui n’ont jamais cessé de regarder.
Ici, rien ne disparaît vraiment : tout attend d’être réveillé — et c’est vous que les couloirs appellent.
Je viens des littératures de l’imaginaire, où j’ai longtemps exploré les symboles, les seuils et les zones d’ombre. J’écris des récits qui mêlent précision documentaire, tension rituelle et architectures narratives, avec le goût patient de l’apiculteur qui observe ce qui se trame sous la surface. Un goût ancien pour les univers cohérents et la dramaturgie m’a guidé dans la création de nombreux scénarios de jeux de rôle, où l’histoire occupe toujours la place centrale.
Dans le désert, certaines traces ne devraient jamais être suivies…
Quelques lignes effacées sur un papyrus retrouvé près de Dendara.
Un fragment trop ancien pour tout dire, mais trop précis pour être ignoré.
Financée par le charismatique Charles Delorme, l’expédition s’enfonce au-delà des certitudes.
Ce qui devait être une simple mission archéologique entraîne Leïla Nasser et son équipe jusqu’aux montagnes sacrées du Sinaï. Là où les récits ne subsistent qu’en murmures. Là où chaque pas fait remonter ce que l’histoire avait enfoui.
Guidés par des hommes dont les intentions demeurent opaques, les explorateurs atteignent un sanctuaire oublié, enfoui dans les plis du désert, où courent des rumeurs de disparitions.
À mesure que l’expédition progresse, les certitudes se fissurent.
Les alliances se déplacent.
Les ombres avancent.
Certaines portes ne devraient jamais être ouvertes.
Peut‑être trouveront‑ils ce qu’ils sont venus chercher.
Mais ce qu’ils vont trouver pourrait les dépasser.
Un thriller archéologique où tension, mystère et paysages minéraux se resserrent jusqu’à la dernière page, et où chaque pas rapproche du seuil — celui qu’on ne franchit qu’une fois.
Dans le Sinaï, chaque scène porte ses répercussions, et je ne peux donc pas vous offrir d’extraits d’action sans en briser la portée. Mais…
« Le temple retenait son souffle.
Chaque pierre semblait écouter.
Les murs, d’un calcaire rugueux, portaient les cicatrices de siècles de rituels : griffures, suie, éclats de pigments effacés. Par endroits, des traces de mains, noircies par le temps, subsistaient. »
***
« Hathor n’était pas seulement une apparition.
Elle était la matrice et le tombeau, la caresse et la morsure. »
« La poussière elle-même, immobile, paraissait suspendue dans une attente.
Les gardiens colossaux, taillés en haut‑relief, dominaient la paroi. »
***
« Le flash éclata.
L’ombre des sculptures se projeta sur le mur en une silhouette déformée, mouvante. »